• Carolyne16 a publié une note il y a 5 mois et 1 semaine

    @anielle bonjour Anielle
    merci beaucoup pour tes conseils et points de vues :
    effectivement j’ai bien réfléchie a ce que je pouvais faire ; concernant les hormones ce sera le minimum ( œstrogène et actuellement de la progestérone)
    après pour les opérations je vais faire une mammoplastie ( sans doute en Belgique) car moins cher et possible de le faire avant l’été et pour la partie sexuelle ce sera juste l’ablation des testicules. ( en plus suis paraplégique donc je dois être prudente) dis moi ce que tu en penses et si tu as une photo de toi
    merci Carolyne

    • Oui, tu es prudente, c’est normal. Attention aux complications, étant paraplégique, tu auras un contact constant de la plaie après ablation testiculaire. Oui, pour une mammoreconstruction, mais attention aux prothèses utilisées… Il convient d’éviter des structures pouvant présenter des points de faiblesse (on a le retour d’expérience des prothèses PIP)…
      Tu devrais envisager avant toute chose, de savoir si ton entourage t’accompagne dans la démarche. Ce serait bien mieux, et bien plus agréable pour toi… car tu ne te sentirais pas seule. Il y a tant de nos petites frangines qui engagent la démarche sans prendre conscience que leur entourage est essentiel pour leur équilibre de vie ultérieure…
      Tiens bon et sois bien dans ta tête et dans ton entourage affectif avant de te lancer dans l’opération… Ensuite, et bien tu verras…
      Bises
      Ann

    • Attention, étant paraplégique, tu n’as plus de sensations au niveau du périnée. Que l’ablation des testicules soit une bonne chose, je n’en doute pas, mais il faudra avoir une très grande rigueur dans les soins et les désinfections, car tu n’as plus de sensibilité, donc tu ne pourrais pas percevoir si un problème émergeait… Donc, pour faire cette série de soins, tu auras besoin d’une personne de confiance qui pourra t’aider… Je te dis çà pour ta liberté et ta capacité à aller vers ce que tu souhaites…
      Bisous
      Ann

    • LES IMPLANTS
      Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. L’enveloppe est toujours constituée d’un élastomère de silicone. En revanche, les prothèses diffèrent par leur contenu, c’est-à-dire le produit de remplissage contenu au sein de l’enveloppe.
      L’implant est dit prérempli lorsque le produit de remplissage a été incorporé en usine (gel et/ou sérum physiologique). La gamme des différents volumes est donc fixée par le fabricant. Les implants gonflables au sérum physiologique sont remplis par le chirurgien qui peut adapter dans une certaine mesure le volume de la prothèse pendant l’intervention.

      1. LES IMPLANTS PRÉREMPLIS DE GEL DE SILICONE DE NOUVELLE GÉNÉRATION
      La grande majorité des prothèses actuellement posées en France et dans le monde sont pré-remplies de gel de silicone. Ces implants, utilisés depuis plus de 40 ans, ont fait la preuve de leur innocuité ; ils sont très proches de la consistance d’un sein normal. Aujourd’hui, tous les implants disponibles en France sont soumis à des normes précises et rigoureuses : marquage CE (communauté européenne) + autorisation de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé ; cette agence a remplacé l’AFSSAP en 2012).

      Ils sont composés de gel de silicone souple, entouré d’une enveloppe étanche, solide et élastique en élastomère de silicone qui peut être lisse ou rugueuse (enveloppe dite alors « texturée »).
      Les évolutions marquantes des nouveaux implants, leur conférant une meilleure fiabilité, concernent tant les enveloppes que le gel lui-même :
      • les enveloppes, dont la paroi est aujourd’hui beaucoup plus solide, empêchent la « transpiration » du gel vers l’extérieur (qui était une source importante de coques) et ont une résistance à l’usure très supérieure ;
      • les gels de silicone « cohésifs », dont la consistance est moins fluide, limitent beaucoup le risque de se répandre en cas de rupture de l’enveloppe.
      À côté de cette amélioration de la fiabilité, la nouvelle génération d’implants en silicone se caractérise aussi par la grande diversité de formes actuellement disponibles, permettant une adaptation personnalisée à chaque cas. Cette grande diversité de formes, associée à un large choix de volumes, permet d’optimiser et d’adapter le choix, presque « sur mesure », des prothèses en fonction de la morphologie de la patiente et de ses attentes personnelles.

      2. LES AUTRES TYPES D’IMPLANTS
      Les enveloppes des prothèses sont toujours en élastomère de silicone, c’est le produit de remplissage qui diffère. À ce jour en France, seules deux alternatives au gel de silicone sont autorisées :
      Sérum physiologique : Il s’agit d’eau salée (constituant à 70 % du corps humain). Ces prothèses peuvent être «pré-remplies» (en usine) ou « gonflables » (par le chirurgien durant l’intervention). Du fait de leur contenu liquidien (et non gélatineux), elles ont une consistance peu naturelle, forment beaucoup plus de « plis » perceptibles au toucher, voire visibles, et peuvent souvent être victimes de dégonflement brutal et parfois précoce.
      Hydrogel : C’est la toute dernière substance ayant reçu en 2005 son homologation par l’AFSSAPS. Il s’agit d’un gel aqueux, composé en grande partie d’eau gélifiée par un dérivé de cellulose. Ce gel, de consistance plus naturelle que le sérum physiologique, est lui aussi résorbable par l’organisme en cas de rupture de l’enveloppe.
      LA GRAISSE AUTOLOGUE
      L’injection de graisse autologue dans les seins (également appelée « lipofilling », « liposculpture » ou « lipomodelage » des seins) est une alternative à l’augmentation mammaire par implants prothétiques en gel de silicone ou en sérum physiologique. Le principe de l’intervention est de prélever votre propre graisse dans une zone du corps par lipoaspiration, puis de la réinjecter dans les seins dans le but d’augmenter leur volume à vos seins. La graisse est dite « autologue » car elle est prélevée sur une partie du corps qui est choisie en accord avec la patiente (habituellement au niveau de la couche graisseuse du ventre ou des « poignées d’amour »). Il est possible de réaliser simultanément une féminisation globale de la silhouette par lipomodelage (lipoaspiration complète du ventre et poignées d’amour, augmentation des fesses par injection de graisse…). Cette graisse est ensuite purifiée (par centrifugation et/ou lavage doux) et réinjectée au niveau des seins. Cette technique ne peut être réalisée que si la quantité de graisse disponible sur le corps est suffisante.
      L’intervention débute par une lipoaspiration des zones où la graisse est disponible (habituellement au niveau de la couche graisseuse du ventre ou des « poignées d’amour »). Cette graisse recueillie est ensuite purifiée par différentes techniques (centrifugation, lavage doux…). Le volume injecté peut aller jusqu’à 300 millilitres par sein. Des retouches peuvent être nécessaires. Cette intervention peut être renouvelée plusieurs fois, jusqu’à obtenir le volume mammaire souhaité ; la limite est la quantité de graisse disponible sur le corps.
      La technique de transfert graisseux au niveau du sein, est actuellement une technique reconnue d’une grande efficacité. Cette technique est pratiquée de façon courante en chirurgie de reconstruction mammaire pour cancer. Pour être pratiquée de façon conforme aux données avérées de la science, elle doit être réalisée en milieu chirurgical, par un chirurgien plasticien.
      AVANT L’INTERVENTION
      En fonction des caractéristiques anatomiques de la patiente, des préférences et habitudes du chirurgien et des désirs exprimés par la patiente, une stratégie opératoire aura été convenue. Seront ainsi prédéterminés la technique utilisée (implants ou graisse autologue) et en cas de mise en place d’implants : l’emplacement des cicatrices, le type et la taille des implants ainsi que leur positionnement par rapport au muscle.
      Un bilan sanguin préopératoire est réalisé. Un bilan radiologique du sein est prescrit (mammographies et échographie mammaire).
      La patiente rencontrera le médecin anesthésiste en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention.
      L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation).
      Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant l’opération.
      On vous demandera probablement de rester à jeun (ne rien manger ni boire) six heures avant l’intervention.

      TYPE D’ANESTHÉSIE
      ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION
      Type d’anesthésie : Il s’agit le plus souvent d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement. Dans certains cas, une anesthésie « locale assistée » (anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse) pourra être utilisée (à discuter avec le chirurgien et l’anesthésiste).
      Modalités d’hospitalisation :
      – L’intervention nécessite habituellement une hospitalisation de 24 heures (1 nuit d’hospitalisation). L’entrée s’effectue le matin de l’intervention et la sortie le lendemain matin.
      – Dans certains cas, l’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à-dire avec une sortie le jour même de l’intervention, après quelques heures de surveillance.
      L’INTERVENTION
      Lors d’une première consultation, le chirurgien interroge la patiente sur ses antécédents médicaux et examine la patiente : il prend en compte tous les paramètres qui font de chaque patiente un cas particulier (taille, poids, morphologie thoracique et mammaire, qualité de la peau, importance de la graisse et de la glande présente au niveau des seins, musculature, quantité de graisse présnete sur les cuisses et le ventre…) et prend en compte le souhait de la patiente en terme de volume de seins, de cicatrice…
      Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

      En cas de mise en place d’implants mammaires :
      Il y a de petites cicatrices qui correspondent aux incisions cutanées que réalise le chirurgien :
      La cicatrice peut être placée à différents endroits :
      – cicatrice placée dans l’aréole (« voie aréolaire » – SCHEMA 1) : rarement possible car l’aréole est souvent de petite taille ; lorsque cette voie est choisie, la cicatrice est souvent visible, car la peau est généralement traumatisée lors de la mise en place de l’implant.
      – cicatrice placée dans le creux de l’aisselle (« voie axillaire » – SCHEMA XXX) : c’est voie la plus aisée pour positionner l’implant en arrière du muscle pectoral ; cette voie ne laisse aucune cicatrice au niveau du sein.
      – cicatrice placée dans le sillon sous mammaire (replis située sous le sein, à la jonction avec la peau du ventre ; « voie sous-mammaire » – SCHEMA YYY) : cette voie est envisageable dans tous les cas ; la cicatrice est visible, en particulier en position allongée.

      Mise en place des prothèses
      En passant par les incisions, les implants peuvent alors être introduits dans les loges réalisées. Deux positionnements sont possibles :
      • prémusculaire, où les prothèses sont placées directement derrière la glande, en avant des muscles pectoraux ;
      • rétromusculaire, où les prothèses sont placées plus profondément, en arrière des muscles pectoraux.
      Le choix entre ces deux emplacements, avec leurs avantages et inconvénients respectifs, aura été discuté avec votre chirurgien.
      L’introduction de l’implant est facilitée par un nouveau dispositif (Keller Funnel®) qui réduit le traumatisme de la peau au niveau de la future cicatrice (et donc a priori améliore l’aspect final de cette cicatrice), supprime le contact entre la peau et l’implant au moment de son introduction, ce qui réduit potentiellement le risque de complications (infections, coques…).

      Drains et pansement
      Un drain peut être mis en place en fonction des habitudes du chirurgien. C’est un dispositif destiné à évacuer le sang qui pourrait s’accumuler autour des prothèses.
      En fin d’intervention, un pansement « modelant » est réalisé avec un bandage.
      En fonction du chirurgien et de la voie d’abord, l’intervention peut durer une heure à une heure trente.

      2. En cas d’augmentation par injection de graisse autologue :
      Les 2 ou 3 cicatrices réalisées pour prélever la graisse sont très petites (1cm environ) et dissimulées dans des zones non visibles.
      Il n’y a pas de cicatrice visible au niveau des seins : la graisse est introduite par une aiguille de petite taille, qui permet de déposer des centaines de petites filets de cellules graisseuses et augmente le volume du sein.
      Il n’y a pas de drain (ni au niveau des zones prélevées ni au niveau des seins).
      Une gaine est habituellement mise en place au niveau des zones où la graisse a été prélevée (abdomen) ; elle est retirée lors des douche et il est conseillé de la porter pendant au moins 10 jours.
      APRÈS L’INTERVENTION : LES SUITES OPÉRATOIRES
      En cas de mise en place d’implants mammaires :
      Les suites opératoires peuvent parfois être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de gros volume et s’ils sont placés derrière les muscles. Un traitement antalgique, adapté à l’intensité des douleurs, sera prescrit pendant quelques jours. Dans le meilleur des cas, la patiente ressentira une forte sensation de tension.
      Oedème (gonflement), ecchymoses (bleus) et gêne à l’élévation des bras sont fréquents les premiers temps.
      Le premier pansement est retiré le lendemain de l’intervention. Les fils de suture sont retirés au bout de quelques jours.
      Il convient d’envisager une convalescence avec interruption d’activité d’une durée de cinq à dix jours.
      Il est conseillé d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive du haut du corps.

      En cas d’augmentation par injection de graisse autologue :
      La douleur au niveau des seins est très modérée (en pratique il s’agit plus de sensations de tension que d’une vraie douleur). Au niveau des zones où la graisse a été prélevée, il existe des sensation de tension pendant quelques jours. Un traitement antalgique adapté sera prescrit pendant quelques jours.
      Oedème (gonflement), ecchymoses (bleus) et gêne à l’élévation des bras sont fréquents les premiers temps.
      Le premier pansement est retiré le lendemain de l’intervention. Il n’y a pas de fils de suture à retirer.
      Il convient d’envisager une convalescence avec interruption d’activité d’une durée de deux à trois jours.
      Il est conseillé d’attendre 10 à 15 jours pour reprendre une activité sportive du haut du corps.

      LE RÉSULTAT
      Dans le cas d’une augmentation par implants ou par injection de graisse, un délai de trois à six mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que les seins aient retrouvé toute leur souplesse et que volume et forme des seins soient stabilisés.
      L’intervention aura permis une amélioration du volume et de la forme de la poitrine. Le gain de volume mammaire a une répercussion sur la silhouette globale, permettant une plus grande liberté vestimentaire. Au-delà de ces améliorations physiques, le recouvrement d’une féminité pleine et entière a souvent un effet très bénéfique sur le plan psychologique.

      LES IMPERFECTIONS DE RESULTAT
      Certaines imperfections peuvent se rencontrer occasionnel­lement :
      • Quelle que soit la technique : une asymétrie de volume résiduelle, incomplètement cor­rigée (malgré des implants de taille différente ou des volumes de graisse différents des 2 côtés destinés à compenser la différence de volume qui existait avant l’intervention) ;
      • Avec les implants uniquement :
      – fermeté un peu trop grande avec souplesse et mobilité jugées insuffisantes (surtout avec de gros implants) ;
      – un aspect un peu artificiel, notamment chez les patientes très maigres, avec une trop grande visibilité des bords de la prothèse, en particulier dans la partie haute du sein ;
      – la perceptibilité au toucher des implants est toujours possible, surtout quand l’épaisseur des tissus (peau + graisse + glande) recouvrant la prothèse est faible.
      En cas d’insatisfaction, certaines de ces imperfections pour­ront éventuellement bénéficier d’une correction chirurgicale après quelques mois.
      Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.
      Stabilité du résultat
      En l’absence de variation importante de poids, le volume des seins restera stable à long terme.
      Toutefois, en ce qui concerne la forme et la « tenue » de la poitrine, les seins « augmentés » subiront, comme des seins naturels, les effets de la pesanteur et du vieillissement, avec une rapidité variable en fonction de l’âge et des qualités de soutien de la peau.

      QUESTIONS DIVERSES
      Maladies auto-immunes et implants mammaires
      Les très nombreux travaux scientifiques internationaux réalisés à grande échelle sur ce sujet ont unanimement apporté la preuve qu’il n’y a pas plus de risque de survenue de ce type de maladies rares chez les patientes porteuses d’implants (en particulier en silicone) que dans la population féminine générale.
      Implants et cancer
      Dans l’état actuel des connaissances, on peut affirmer que l’implantation de prothèses mammaires, y compris en silicone, n’augmente pas le risque de survenue d’un cancer du sein.
      Durée de vie des implants
      Il ne faut pas considérer la mise en place de prothèses mammaires comme quelque chose de définitif « à vie ». Ainsi, une patiente porteuse d’implants peut s’attendre à devoir un jour remplacer ses prothèses afin que l’effet bénéfique soit maintenu. Les implants, quels qu’ils soient, ont une espérance de vie incertaine qu’il est impossible d’estimer précisément puisqu’elle dépend de phénomènes d’usure de rapidité variable. La durée de vie des implants ne peut donc en aucun cas être garantie.
      Il faut noter toutefois que les implants de nouvelle génération ont fait de gros progrès en terme de résistance et de fiabilité. A partir de la dixième année, il est recommandé de changer les implants, en particulier si apparaît une modification de consistance.
      Surveillance après intervention
      Il est essentiel de se soumettre aux visites de contrôle prévues par votre chirurgien dans les semaines puis les mois qui suivent l’intervention (implants ou injections de graisse autologue).
      Une consultation de surveillance spécifique, auprès de votre chirurgien plasticien est conseillée tous les deux à trois ans, mais, en dehors de ce suivi, il est surtout fondamental de venir consulter dès qu’une modification d’un ou des deux seins est détectée (ou après un traumatisme violent si des implants ont été mis en place, afin de vérifier leur intégrité).
      LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
      Une augmentation mammaire, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il.
      Il convient de distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical :
      1/ En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation préopératoire obligatoire, le médecin anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie, quelle qu’elle soit, induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles et plus ou moins faciles à maîtriser.
      Toutefois, en ayant recours à un anesthésiste – réanimateur compétent, exerçant dans un contexte réellement chirur­gical (clinique ou service hospitalier agréé pour cette type de chirurgie), les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles. Il faut en effet garder à l’esprit que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé ;

      2/ En ce qui concerne le geste chirurgical, en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
      En pratique, la grande majorité des augmentations mammai­res (par implants ou par injection de graisse autologue) réalisées dans les règles se passe sans aucun problème, les suites opératoires sont simples et les patientes sont pleinement satisfaites de leur résultat. Pourtant, parfois, des complications peuvent survenir au décours de l’intervention, certaines inhérentes au geste chirurgical mammaire et d’autre spécifiquement liées aux implants.

      Complications inhérentes au geste chirurgical mammaire
      • Epanchements, infection
      – hématome : l’accumulation de sang dans le sein est une complication précoce pouvant survenir au cours des premières heures. S’il est important, une reprise au bloc opératoire est alors préférable afin d’évacuer le sang et de stopper le saignement à son origine ;
      – épanchement séreux : en cas de mise en place de prothèses, une accumulation de liquide lym­phatique autour de la prothèse est un phénomène assez fréquent, souvent associé à un oedème important. Il se traduit simplement par une augmentation transitoire du volume mammaire. Il disparaît spontanément et progressivement ;
      – infection : rare après ce type de chirurgie. Elle peut ne pas être résolue par le seul traitement antibiotique et impose alors une reprise chirurgicale (drainage et ablation de l’implant le cas échéant, pendant quelques mois, ce qui est le temps nécessaire avant de pouvoir remettre en place une nouvelle prothèse sans risque).
      On peut par ailleurs citer trois autres formes particulières d’infection :
      – infection tardive « à bas bruit » : il s’agit d’une infection avec peu de symptômes et sans traduction évidente à l’examen, qui peut survenir parfois plusieurs années après l’implantation;
      – microabcès : plus fréquents, ils se développent sur un point de suture et se résorbent rapidement après ablation du fil incriminé et soins locaux ;
      – choc toxique staphylococcique : de rarissimes cas de ce syndrome infectieux généralisé brutal ont été rapportés.

      • Nécrose cutanée
      Elle est consécutive à un manque d’oxygénation tissulaire dû à une insuffisance d’apport sanguin localisé, qui peut être favorisé par une tension excessive, un hématome, une infection ou un tabagisme important chez la patiente. Il s’agit d’une complication très rare mais redoutée car, à l’extrême, elle peut localement mettre à nu la prothèse, notamment par une désunion des sutures. Une reprise chirurgicale s’impose souvent, avec parfois la nécessité de retirer provisoirement l’implant.

      • Anomalies de cicatrisation
      Le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes assez aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas, à terme, aussi discrètes qu’escompté, pouvant alors prendre des aspects très variables : élargies, rétractiles, adhérentes, hyper ou hypopigmentées, hypertrophiques (boursouflées), voire exceptionnellement chéloïdes.

      • Altération de la sensibilité
      Elles sont fréquentes les premiers mois mais finissent la plupart du temps par régresser. Rarement toutefois, un certain degré de dysesthésie (diminution ou exagération de la sensibilité au toucher) peut persister, en particulier au niveau de l’aréole et du mamelon.

      • Pneumothorax
      Très rare, il bénéficiera d’un traitement spécifique.

      Risques spécifiquement liés aux implants
      • Formation de « plis » ou aspect de « vagues »
      Les implants étant souples, il est possible que leur enveloppe se plisse et que ces plis soient perceptibles au toucher, voire même visibles sous la peau dans certaines positions, donnant alors un aspect de vagues.
      Ce phénomène survient le plus souvent chez des patientes minces, et peut être traité par une intervention de lipomode­lage qui consiste à apposer une fine couche de graisse sous la peau du sein afin de «camoufler» l’implant.

      • « Coques »
      La réaction physiologique, normale et constante de l’orga­nisme humain en présence d’un corps étranger, est de l’isoler des tissus environnants en constituant une membrane her­métique qui va entourer l’implant et qu’on appelle « capsule péri-prothétique ». Normalement, cette membrane est fine, souple et imperceptible, mais il arrive que la réaction s’am­plifie et que la capsule s’épaississe, devienne fibreuse et se rétracte en comprimant l’implant, prenant alors le nom de « coque ». Selon l’intensité du phénomène, il peut en résulter : un simple raffermissement du sein, une constriction parfois gênante, voire une déformation visible avec globulisation de la prothèse aboutissant à l’extrême à une sphère dure, douloureuse, plus ou moins excentrée.
      Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome ou une infection, mais la plupart du temps sa survenue reste imprévisible, résultant de réactions organiques aléatoires.
      De gros progrès ont été réalisés ces dernières années en matière de techniques chirurgicales, mais surtout de conception et de constitution des implants, aboutissant à une diminution très sensible du taux de coques et de leur intensité. Le cas échéant, une ré-intervention peut corriger une telle contracture par section ou suppression de la capsule.

      • Rupture
      On a vu que les implants ne peuvent être considérés comme définitifs. Une perte d’étanchéité de l’enveloppe peut donc survenir à terme. Il peut s’agir d’une simple porosité, d’ouver­tures punctiformes, de microfissurations, voire de véritables brèches. Cela peut être, très rarement, la conséquence d’un traumatisme violent ou d’une piqûre accidentelle et, beaucoup plus souvent, le résultat d’une usure progressive de la paroi due à l’ancienneté.
      Dans tous les cas, il en résulte une issue possible du produit de remplissage de la prothèse, avec des conséquences différentes selon la nature de ce contenu :
      – avec le sérum physiologique ou l’hydrogel résorbables, on assiste à un dégonflement partiel ou total, rapide ou lent ;
      – avec le gel de silicone (non résorbable), celui-ci va rester contenu au sein de la membrane qui isole la prothèse.
      Cela peut alors favoriser l’apparition d’une coque, mais peut aussi rester sans conséquence et passer totalement inaperçu.
      Dans certains cas devenus beaucoup plus rares (notamment du fait de la meilleure « cohésivité » des gels actuels), on peut toutefois assister à une pénétration progressive du gel dans les tissus environnants.
      La rupture prothétique impose, le plus souvent, une interven­tion visant à changer les implants.

      • Malposition, déplacement
      Un mauvais positionnement, ou le déplacement secondaire des implants, affectant alors la forme de la poitrine, peuvent parfois justifier une correction chirurgicale.

      • Rotation
      Bien que relativement rare en pratique, le pivotement d’une prothèse « anatomique » reste théoriquement possible et peut affecter le résultat esthétique.

      • Déformation de la paroi thoracique
      Dans de rares cas, des prothèses avec coques fibreuses, laissées longtemps en place, peuvent «s’imprimer» dans les tissus, laissant lors de leur ablation une déformation de la paroi thoracique délicate à corriger.

      • Sérome tardif péri-prothétique
      Dans de très rares cas peut survenir, autour de la prothèse, un épanchement de liquide tardif qui peut nécessiter une ponction guidée par échographie avec réalisation d’une culture et d’une étude cytologique appropriée.
      L’étude cytologique a pu mettre en évidence, encore plus rarement, des cellules lymphomateuses qui imposent alors l’ablation de la capsule fibreuse péri-prothétique, bien que l’on ne soit pas certain qu’il y ait un rapport entre cette réaction et l’implant mammaire.

      CONCLUSION
      L’intervention d’augmentation mammaire améliore le volume et la forme de la poitrine. Le gain de volume mammaire féminise la silhouette et augmente la confiance en soi. Cette intervention peut être couplée à un remodelage complet de la silhouette par lipoaspiration, ce qui rend la silhouette encore plus harmonieuse et féminine.

    • Je viens de te mettre la copie d’un article très intéressant. Je choisirais plutôt le remodelage de la silhouette par implants graisseux… Ce serait plus facile et présentant moins de risques….
      Bisous
      Ann